"Perche : long baton dont on se
sert pour faire aller un bateau, en appuyant sur le fond de l'eau
ou sur la rive. Conduire un bateau à la perche dans
les petites riviéres où l'on ne peut se servir de rames.
Tendre la perche, tendre une perche à quelqu'un en danger de se
noyer " Le littré

C'est la petite fée bien veillante
que l'on met dans sa poche à l'enfance et s'en libére au fil que la
vie s'effeuille.
C'est un minuscule diable qui
donne de la voie à ce qu'on ne devait pas entendre.
C'est une présence qui accompagne,
une superstition qui veille, conduit sereinement la route.
C'est une équilibre microbique
maintenu par la hauteur.
C'est une hsitoire suspendue.
C'est une armée de pointillés, des
étoiles accrochées au ciel de nos idées.
C'est un poignard qui risquerait
bien un jour sait on jamais de s'abattre dans le dos, si on le lui
tournait.
Elles sont une dizaine de centaine
au-dessus de nos têtes à tendre des bras secourables ou assassins,
à supplier qu'on les écoute, à hurler dans nos oreilles les
traditions, les éducations, toutes les transmissions, à susurrer
des calins de souvenirs à réchauffer les princesses et les princes
charmants, à parler gentiements du coulements du temps.
Cette multitude entoure, court dans
nos jours et accompagne, se révéle au frottement des quotidiens et
fait présence de ce qui traverse, comme un bruit, une aventure avec
le passé, mais pas forcement avec avenir. Passade perchée, elle
conduit à marcher sur le fil où le souvenir met en recul, propose
le suspend. Peut être subgére l'équilibre. Ces présences sont
entre deux venues de nos tréfonds, à l'assaut des airs.
